Massacre du 28 septembre : les acteurs concernés en réunion

Tous les acteurs concernés par l’organisation matérielle du procès sur le massacre du 28 septembre 2009, sont en réunion à huit clos au ministère de la justice ce vendredi, 19 octobre 2018.

C’est le ministre de la justice qui préside cette troisième rencontre du comité de pilotage pour l’organisation dudit procès. Selon maître Cheick Sakho, « la rencontre de ce matin va porter sur deux points. Il sera question du choix du lieu et de la ville qui va abriter le procès. Il va également être question du budget, du montant prévu pour ce procès ».

Pendant son allocution, maître Cheikh Sakho a recadré les avocats de Toumba Diakité, un des inculpés dans l’affaire du stade du 28 septembre, détenu à la maison centrale de Coronthie. D’après le ministre de la justice, de nombreuses contrevérités sont en train d’être distillées autour de l’état de santé de Toumba Diakité, ancien aide de camp du Capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte militaire au pouvoir au moment des faits.

A rappeler que selon les organisations internationales, ce massacre a coûté la vie à plus de 150 personnes, une centaine de 100 femmes ont été violées, des portés disparus et des centaines de blessés.

La Rédaction

Grève des Enseignants: « On ne parlera  pas d’une augmentation de salaire ni en 2018 ni en 2019 »

Sur une radio de Conakry, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a dit ses quatre vérités aux Syndicalistes, suite à la grève lancée par le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée).

Selon ses propos, la situation financière est quadrillée et le gouvernement n’a aucune possibilité de faire face à cette revendication syndicale: « Nous sommes dans un programme avec nos partenaires. Ce programme nous contraints à faire quelques sacrifices. Nous avons déjà procédé à une première augmentation en 2018. On a donné 40%. Nous ne pouvons pas, à la même année, faire une autre augmentation. Soyons réalistes. Il n’yaura pas d’augmentation en 2018, ni en 2019 », a fait savoir Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Autres choses qu’il faut souligner sur cette question d’augmentation, il y a la situation de la grève elle-même. Et certains Syndicalistes déplorent les menaces de l’administration contre eux. Un sujet sur lequel le  Premier Ministre a apporté des corrections: « Nous ne menaçons personne. Nous disons deux choses: d’abord le temps passé pendant la grève ne sera pas payé conformément aux dispositions du code du travail. Ensuite, nous n’accepterons pas qu’un Syndicaliste empêche la tenue des cours dans un établissement(…) J’ai dit au Kountigui de conseiller mon frère Aboubacar Soumah, parce que personne ne doit bomber son torse devant la puissance publique », a rassuré le chef du gouvernement.

 Pendant que le SLECG qui n’entend pas baisser les bras continue de réclamer ses droits, le pays est en train de vivre autres crises notamment dans le secteur politique avec l’installation des conseillers communaux.

Installation des mairies: Je reste et demeure le maire de Kindia, dixit Abdoulaye Bah

Suite à l’élection de Mamadouba Bangoura au poste du nouveau maire de Kindia, Abdoulaye, ancien président de la délégation spéciale de cette ville qui aspirait à prendre cette place s’est vue écarté ce lundi, 15 octobre 2018. Un coup dur pour le candidat de l’UFDG.

Après l’élection de Mamadouba Bangoura, conseillé de l’Union démocratique de Guinée (UDG), à la tête de mairie de Kindia, Abdoulaye Bah dénonce une mascarade électorale et promet de ne pas abdiquer. « Je reste et demeure le maire de Kindia », assure-t-il.

Dans la salle ou s’est déroulé le vote, les discussions ont pris le dessus ainsi que les bastonnades : « Nous avons été repoussés, expulsés de la salle et bastonné aider par une unité spéciale de gendarmes de Kindia et de Conakry pilotée par le commandant en chef de la gendarmerie régionale qui était venue en aide à M Mamadouba Bangoura », martèle-t-il.

Pourtant, à en croire l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia, ce qui a été fait lors de ce vote n’a jamais été dit dans l’accord politique du 8 août.

VILLE MORTE : circulation paralysée sur l’axe

La journée ville morte décrétée ce lundi 15 octobre 2018, par l’opposition républicaine a paralysé la  circulation par endroit. C’est le cas de Koloma et Bambeto où la circulation est totalement perturbée et les boutiques fermées.

Tous les magasins et boutiques sont cadenassés. Seul les vendeuses de condiments qui sont présentes au niveau du marché Koloma où des clients s’activent à faire les achats dans l’empressement.

Des cailloux lancés ce matin par des jeunes incontrôlés jonchent la route. Aucun véhicule ne s’y aventure par peur de voir ses vitres partir en éclat.

Des pick-up de la gendarmerie sont par ailleurs postés à plusieurs endroits entre Bambeto et Cosa. Au niveau du rond point de Cosa justement, il y a un bouchon indescriptible. Les usagers ne voulant pas emprunter Hamdallaye, cherchent à quitter le rond point à tout prix créant ainsi un désordre total.

Selon une commerçante que nous avons joint ce matin pendant qu’elle se rendait à Madina, il y avait le trafic de la Cimenterie jusqu’à Cosa.

Faut-il le rappeler que des coups de feu ont été entendus très tôt ce matin à Koloma.

L’opposition a appelé à observer ces  journées villes mortes pour exprimer leurs mécontentement face à la façon dont les élus sont en train d’être installés à travers le pays. Elle dénonce également une violation de l’accord politique du 08 août dernier.

POLITIQUE : l’opposition menace de renouer avec les manifestations de la rue

A l’issue d’une plénière, l’opposition républicaine dénonce en effet, les conditions dans lesquelles certains exécutifs communaux déjà installés ont été élus et exige la reprise de ces élections. Les opposants l’ont fait savoir à l’issue d’une plénière qui les a réunis ce mercredi, 10 octobre 2018 à Conakry.

Au sortir de la rencontre, c’est Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition, qui a fait le compte rendu à la presse. Il a indiqué que ses pairs et lui ont déploré la manière dont les conseils communaux sont en train d’être mis en place. « Vous le savez, beaucoup de partis politiques, beaucoup de listes indépendantes ont participé à ces élections locales.

De notre avis, ils avaient droit à l’information : quand est-ce qu’on installe les exécutifs dans les communes où ils avaient pris part à ces élections. Mais, on n’avait pas d’informations, le ministère de l’administration du territoire avait juste diffusé un communiqué en disant que c’est à partir du 05 octobre.

Dimanche dernier, on a appris par la presse que cette installation était suspendue et que les superviseurs étaient rappelés à Conakry. Mais au même moment, hier et avant-hier, on apprend que les installations continuent dans beaucoup de communes rurales et urbaines. Ce qui était plus grave, c’est que souvent c’est en violation des dispositions de la loi et des accords politiques.

Nous avons enregistré une violence inouïe contre les élus et les responsables du Bloc Libéral à Guéasso. On a bastonné ces responsables du BL, on a même sectionné les oreilles des gens, calciné le domicile du représentant du parti. Ce qui est plus grave, c’était devant le sous-préfet, devant la gendarmerie, devant la police, personne n’a réagi pour empêcher la commission de ces crimes », a fustigé le président de l’UFDG.

Les opposants dénoncent aussi un refus catégorique des autorités guinéennes de respecter l’accord politique du 08 août 2018 qui avait permis de résoudre la crise liée au contentieux électoral. « Aujourd’hui, le pouvoir n’a aucune volonté de respecter et de faire respecter cet accord politique du 08 août. L’opposition républicaine dénonce énergiquement cette violation de la loi et des accords et décide de rejeter tous les exécutifs installés en violation de la loi et de l’accord politique du 08 août. Elle exige la reprise, dans les conditions prévues par la loi et dans les accords, des élections dans les communes concernées.

Exige du ministère de l’administration du territoire, la publication d’un calendrier précisant les dates d’installation des exécutifs dans les autres communes. Nous avons décidé, pour protester contre toutes ces anomalies, d’organiser une journée ville morte le mardi prochain dans les cinq communes de Conakry pour interpeller le gouvernement et les autorités de ces pays.», a annoncé Cellou Dalein Diallo, précisant qu’il ne s’agit là que du début d’une série de manifestations qui seront organisées par son camp face à cette situation.

Faisant allusion à la Cour Constitutionnelle où le président déchu, Kèlèfa Sall, a déjà été remplacé par Mohamed Lamine Bangoura, l’opposition républicaine indique que les consultations engagées avec la société civile se poursuivent pour identifier ensemble des actions à envisager pour barrer la route à ce qu’elle pense être le début d’un projet de modification de la Constitution pour permettre au président de la République de briguer un troisième mandat.

« Nous avons été contactés par une mission de la société civile qui était conduite par Sanoh Abdourahamane, le président de la PCUD, et comprenant en particulier monsieur Sékou Koudouno de la Cellule Balai Citoyen. Et je crois qu’aujourd’hui, ils ont reçu l’accord de principe de beaucoup de cadres, de structures de la société civile, de syndicats et de partis politiques. On va se retrouver très bientôt pour annoncer la naissance de cette plateforme et surtout, les actions qu’elle entend mener pour barrer la route au promoteurs de 3ème mandat », a laissé entendre le chef de file de l’opposition.

 

 

TECHNOLOGIE : un point d’échange internet désormais disponible en Guinée

C’est dans un complexe hôtelier de la place, que le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, en compagnie du ministre des postes et télécommunications, Moustapha Mamy Diaby et celui de l’enseignement supérieur, Abdoulaye yéro Baldé, a présidé la cérémonie inaugurale du premier point d’échange internet de la Guinée « IXP-Guinée » ce mercredi 10 octobre.

Gérée par l’association IXP-Guinée, cette infrastructure vise à raccorder les entreprises de téléphonie mobile et fournisseurs d’internet, afin d’optimiser la connexion et réduire son coût, en déchargeant notamment la bande passante.

Dans son discours de circonstance,  Dr Ibrahima Kassory Fofana fait ressortir toute importance de la connexion internet en ces termes : “l’internet représente l’unique opportunité pour l’Afrique de rattraper le reste du monde dans les différents domaines de développement. C’est pour cette raison, et conscient des potentialités qu’offre le secteur des TIC, que le gouvernement a décidé de construire ce point d’échange Internet et de le mettre gracieusement à la disposition des opérateurs pour contribuer ainsi à l’effort de transformation numérique de notre pays.”

Par ailleurs, il annonce qu’un second point de ce genre devrait voir jour d’un moment à l’autre : « un deuxième Point d’Echange Internet, acquis à travers la Commission de l’Union Africaine, est en construction, et vous sera également donné pour servir de redondance au premier. »

Le ministre Moustapha Mamy Diaby expliqué la fonctionnalité de la chose : « une infrastructure comme celle-ci, à une vocation nationale, mais beaucoup plus une vocation économique et sociale », tout en précisant plus loin : « dans le sens où, elle permettra de dynamiser le secteur de l’internet par l’accroissement du trafic qui sera la conséquence directe  de l’amélioration de la qualité de la connexion. Nous savons aujourd’hui que nous avons  un taux de pénétration de l’internet qui avoisine les 40% et nous ne devons pas perdre de vue les barrières liées au coût d’accès de cette ressource vitale ; l’internet n’est plus un luxe, c’est devenu un instrument de base, une denrée de première nécessité, parce qu’utilisée dans tous les secteurs. »

Il assure par ailleurs, l’engagement du gouvernement et de son ministère a accompagner cette aventure.

Président de l’IXP-Guinée, Cheik Diallo a  saisi cette occasion pour signifier que : « l’application des technologies de l’information et de la communication dans tous les acteurs de la vie socio-économique du pays pourrait contribuer  de façon significative à accélérer son développement, cela concourt à l’amélioration du bien-être des populations. »

Ensuite, remerciant le gouvernement et le ministère  des postes et télécommunications pour son « soutien au  secteur des TIC », a demandé aux fournisseurs d’internet de se « rassembler pour une interconnexion et une exploitation réussie » de l’infrastructure.

SLECG/ABOUBACAR SOUMAH : nous n’avons pas dit mordicus que nous tenons aux 8 millions

Dans une interview qu’il a accordée à des journalistes de la presse nationale, le président de la république Alpha Condé, s’est exprimé sur la crise qui paralyse le secteur éducatif guinéen. Selon le locataire de Sékoutouréyah, le gouvernement n’est pas prêt à accéder « à des demandes fantaisistes », tout en mettant en avant les efforts fournis sous sa gouvernance en faveur de la couche enseignante.

Joint au téléphone ce mercredi par nos confrères des Grandes Gueules de la radio Espace FM, le principal meneur de la grève qui est la cause de cette paralysie du système éducatif, Aboubacar Soumah a réagi par rapport aux propos du chef de l’État.

« Moi je n’ai pas de réponse à donner au Président de la République, parce qu’il n’est pas mon interlocuteur. Un chef de l’État n’est pas l’interlocuteur d’un secrétaire général du syndicat, mes interlocuteurs sont les représentants authentiques du gouvernement autour de la table de négociation, c’est à ceux-là que je pourrais me permettre de répondre », a déclaré le secrétaire général du SLECG.

Sur la question des efforts fournis depuis l’avènement d’Alpha Condé au pourvoir, Soumah estime que « si toutefois le montant que nous avons demandé, c’est à cause de l’éducation, la formation des enfants qui sont l’avenir de ce pays, quel que soit le montant que nous demandons, il (Alpha Condé, ndlr) n’a pas élevé. C’est au gouvernement de voir combien il peut nous donner, nous n’avons pas dit mordicus que nous tenons aux 8 millions, nous avons demandé un salaire décent qui pourrait nous permettre de vivre, nous n’avons pas demandé d’être au même niveau de vie que les ministres…»

Parlant des négociations entre le SLECG et le gouvernement dans lesquelles les lignes ne bougent pas, Aboubacar Soumah a pointé un doigt accusateur sur la partie gouvernementale. « Depuis que le protocole là a été signé et qu’on devrait, dans les conditions normales, procéder à ouvrir le couloir de négociation au tour des 8 millions gnf, il n’y a jamais eu de négociations entre la partie gouvernementale et nous. Le problème c’est le gouvernement, vous voyez les machinations qu’ils sont en train de faire çà et là. En lieu et place des enseignants titulaires, ils ont recruté de façon fantaisiste des contractuels qui n’ont aucun niveau. Il y a même parmi ces derniers des menuisiers, des appentis mécaniciens qui ne peuvent même pas écrire au tableau et qui sont dans les classes aujourd’hui ».

Par ailleurs le secrétaire général du SLECG a soutenu que les ministres qui intervenaient pour la médiation dans cette crise depuis l’année dernière, notamment Tibou Camara, Koutoubou Sanoh et le Médiateur de la république, ont été écartés par le gouvernement.

JUSTICE/PRESSE : les trois journalistes de la radio nostalgie ont été inculpés ce jour

Après plusieurs séances d’audition à la Direction Nationale de la Police Judiciaire (DNPJ), Ibrahima Sory Lincoln Soumah, Sidy Diallo et Thierno Madjou Bah, tous journalistes à la radio Nostalgie Guinée, plus un ancien enseignant de l’école « Saint Joseph de Cluny » et un syndicaliste ont été entendus ce mercredi 10 octobre, par un juge d’instruction au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum.

En effet, nos confrères sont poursuivis pour diffamation, dénonciation calomnieuse et injures sur plainte d’une « religieuse » qui gère l’école primaire privée Saint Joseph de Cluny, sise à Boulbinet dans la commune de Kaloum.

Pour la petite histoire, c’est au cours d’un des numéros de l’émission « Africa-2015 » de la radio Nostalgie que les journalistes cités ci-haut, ont donné la parole a un ancien enseignant de l’école « Saint Joseph de Cluny » qui, dans son intervention, a dénoncé des licenciements arbitraires dont-il aurait été victime, mais aussi des cas de viol sur des jeunes filles au sein de cet établissement scolaire religieux.

Me Salif Béavogui, qui est en charge de défendre nos confrères dans cette affaire, confie à la sortie d’audience que « le parquet général du Tribunal de première Instance de Kaloum a décidé d’ouvrir une information judiciaire et le cabinet de Monsieur Mohamed Diawara, juge d’instruction à Kaloum a été saisi, il nous a reçus et le travail a été fait convenablement dans les règles de l’art. Il ne faut pas se voiler la face, mes clients ont été inculpés pour ces faits, mais ils ont été laissés en liberté avec élection de domicile à mon cabinet pour les besoins de la procédure ».

Il précise par ailleurs que ses clients bénéficient de la présomption d’innocence et que rien n’est, pour le moment, retenu contre ces derniers. « Le dossier est désormais entre les mains d’un juge d’instruction et l’instruction préparatoire est sécrète. Je rentre avec mes clients à leurs domiciles et ils vont continuer à exercer librement leurs activités, aucune restriction ne leur a été imposée ».

À noter que l’avocat de la plaignante n’a pas voulu se prêter aux questions des journalistes présents, sous prétexte que le dossier est encore en phase d’instruction.

GUINEE : le système des nations unies annonce la couleur de la célébration du 73e anniversaire

Placé sous le signe de « l’unité d’action » entre les différentes agences que comporte le système des Nations-Unies , le déroulé du 73ème anniversaire a été dévoilé ce mardi 9 octobre à la maison de la presse de Guinée, par le chef d’agence de l’OMS, Dr Georges Alfred Ki-zerbo, Lionel Laurens, directeur pays du PNUD et Mme Ndiaye Fatou, cheffe de mission de l’OIM.

Contrairement aux années précédentes, la particularité de cet anniversaire est qu’au-delà de la journée dédiée du 24 octobre, d’autres activités allant dans le sens d’expliquer et de faire appréhender les 17 objectifs du développement durable (ODD) aux populations, vont se tenir jusqu’au 31 octobre.

D’après Dr Georges   Ki- Zerbo,  cette journée a été instituée : « en 1948 pour illustrer la contribution du système des nations unies qui est une organisation des nations, des Etats membres au progrès de l’humanité. »

Dr Georges Ki-Zerbo explique que c’est une occasion «…de visibilité aussi de renforcer les liens de coopération avec les Etats membres. Et aussi c’est un moment de retour, c’est un moment d’introspection pour voir dans quelle mesure l’action du système des  nations unies est appréciée, utile et transformative au niveau des pays. Au niveau de tous les pays, une série d’activités est organisée et qui culmine au 24 octobre, la date anniversaire et dont le 24 octobre de cette année, nous fêterons le 73ème anniversaire de l’organisation des nations unies. » Signale-t-il.

Rappelant que d’autres activités se tiendront à l’intérieur du pays et que cette conférence de presse dénote le lancement de ces activités, Dame Fatou Ndiaye a étalé le programme comme suit : « le vendredi 12 octobre, nous aurons une journée d’informations sur les nations-unies à la blue zone de Kaloum, on aura l’opportunité d’échanger avec les jeunes et leur faire comprendre le rôle et la place que nous avons au sein de ces ODD et ce que les populations ont fait pour l’atteinte de ces objectifs. Du 15 mai au 19 octobre, nous aurons une semaine de lavage tout au long de laquelle on aura des organisations des séances de lavage pour que les populations comprennent qu’au niveau des écoles et à tous les niveaux quelle est l’utilité réelle de procéder au lavage des mains. Il y aura un déjeuner d’échange d’idées des nations-unies avec le secteur privé guinéen sur les opportunités de partenariat toujours dans la recherche d’atteinte de ses objectifs. »

Poursuivant, Fatou Ndiaye evoque d’autres activités : « la journée d’assainissement avec les migrants, cela est une façon de ressortir un peu de citoyenneté et de civisme d’implication de nos jeunes qui partent peut-être parce qu’ils veulent connaitre un lendemain meilleur, mais qui sont toujours de bons citoyens, ils se sont portés volontaires pour nettoyer la cour du palais du peuple. Un semi marathon aura lieu le samedi 20 octobre du rond point de dixin jusqu’au palais. Le 24 octobre, il y aura une célébration spéciale avec le personnel des nations-unies avec les discours des membres du gouvernement et les parties prenantes. La journée d’information sur les NU à l’université Gamal Abdel Nasser. Le 31 octobre, une émission télévisée avec les chefs d’agences à la télévision nationale pour conclure avec ce mois, sur les acquis et terminer en Beauté. »

 

COUR CONSTITUTIONNELLE : Mohamed Lamine BANGOURA installé dans ses fonctions

Ce lundi 8 octobre 2018, Mohamed Lamine Bangoura a officiellement pris fonction. La cérémonie d’installation du nouveau président de la cour constitutionnelle, s’est déroulée au siège de ladite institution à Conakry, dans la commune de Kaloum. Le président destitué Kèlèfa Sall était ‘’sans surprise’’ absent de la salle.

Cette cérémonie  d’installation a connu la présence des présidents de certaines institutions de la République, le ministre d’État à la présidence chargé des relations avec les institutions, le ministre de l’élevage et les huit autres conseillers de la cour. Aucun représentant de l’ensemble des corps diplomatiques accrédités en Guinée n’était présent. Kèlèfa Sall, a aussi brillé par son absence.

Mohamed Lamine Bangoura, a dans son discours de circonstance, dit se mettre au service de la cour constitutionnelle : « au-delà des mots, la seule attitude qui sied, me semble-t-il, pour répondre à vos attentes, sera de me comporter en digne et loyal serviteur de la cour constitutionnelle conformément aux lois de la République. Je serai constamment à votre écoute, je serai le fidèle interprète de nos décisions communes aux lois et le simple exécutant des tâches que nous aurons à définir ensemble ».

Il poursuit en disant que : « Nous allons amorcer une nouvelle ère dont les gros piliers sont: le respect de la loi, l’esprit de collégialité, le respect mutuel, la solidarité, la fraternité, la transparence et l’humilité. Nous allons par ailleurs consolider les bases de notre indépendance en veillant au respect de la constitution dont notre juridiction en est la gardienne. Cette indépendance sera affirmée et défendue jalousement afin que la cour puisse disposer de l’autorité nécessaire dans l’exercice de sa mission », renchérit Lamine Bangoura.

Plus loin, le ‘’remplaçant’’ de Kèlèfa Sall, déclare qu’il a un double objectif à la tête de la cour constitutionnelle : « mériter la confiance de mes pairs et du peuple de Guinée, et veiller en ma qualité de président à ce que la cour constitutionnelle accomplisse sa mission de contrôle de la constitutionnalité des lois, des ordonnances, des règlements de l’Assemblée nationale et des engagements internationaux de notre pays, cela en toute indépendance et dans le respect des règles en vigueur ». Conclu t-il

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